Un seul-en-scène dynamique et passionné, composé à partir de lettres de poilus de la Grande Guerre

Affiche L'Homme de boue

Avoir à peine plus de vingt ans, se sentir invincible et vouloir devenir un héros. Partir pour ce qui ne devait être qu’une courte bataille, gagnée d’avance.
Et se rendre compte. Se rendre compte que non, on ne sera pas rentré pour Noël.
Non, on n’est pas si immortel que ça et les camarades éventrés à côté de soi non plus. Non, ce n’est rien de ce qu’on a pu nous faire croire. Alors comment se sentir vivant ? Ne pas se déshumaniser à force de faire de l’horreur son quotidien ? Penser à l’avenir semble tellement difficile, tellement surréaliste.
Heureusement, il y a le vin, le pinard comme on l’appelle et puis fumer quand on peut encore. On rêve de plats bien garnis et préparés avec amour qu’on pourrait déguster au coin de la cheminée d’une maison chaleureuse. En attendant, on a de la soupe… enfin ceux qui ont de l’imagination appellent cela de la soupe.
Mais le plus beau des plaisirs reste la femme, qui nous manque tant, dont on rêve et qu’on s’empresse de trouver à la moindre permission. Les lèvres d’une femme sont le plus doux souvenir que l’on emporte dans la boue des tranchées.
Composé à partir de lettres de poilus, ce spectacle nous pose la question de la Vie là où elle semble avoir déserté. Raconter la guerre, essayer d’en parler pour ne plus en être prisonnier. Comment continuer à vivre alors qu’on peut mourir à chaque instant ?
Plus de projets, plus d’avenir, seuls les plaisirs directs et concrets restent et procurent le sentiment d’humanité. S’en sort-on vraiment en en revenant sain et sauf ? Est-il déjà trop tard ? S’engouffrer dans les excès semble la seule voie de secours, elle donne au moins l’illusion de se sentir mieux. Quelques instants.
« À part les événements tragiques qui sont la monnaie courante de notre existence, nous ne sommes pas mal. Ravitaillement parfait, copieux, excitant pour des poilus robustes et bien plantés. Séjour à l’arrière agréable, l’homme se sent revivre et veut profiter des courts moments de répit en laissant les passions se donner libre cours. Les fredaines ne se comptent pas, elles s’étalent au grand jour. La chair est faible, la nature agit irrésistiblement, une indulgence bienveillante et salutaire absout toutes les fautes. Telle femme qui avoue professer une estime et une amitié sans bornes à un mari absent se montre caressante, pressante et se donne plusieurs fois par jour. Au fond, c’est peut-être une façon logique de comprendre la vie. »
Un siècle est passé maintenant, les avancées, de tous domaines, sont impressionnantes, les préoccupations des jeunes d’aujourd’hui ont bien changé mais en 100 ans de progrès le remède au mal est-il pour autant si différent…
Le comédien, seul en scène, joue avec la vidéo comme avec ses souvenirs et sa pensée. Elle devient alors un personnage à part entière, qui nous en dit parfois plus long que ce que le poilu veut bien nous laisser entendre, qui l’apaise tout autant qu’elle le torture. Le plateau, nu de tout artifice, est un terrain de jeu d’autant plus angoissant que le combattant ne peut se raccrocher à rien d’autre qu’un bocal de terre et une lampe. À quoi pense-t-il celui qu’on considère comme un héros mais dont on n’ose pas tellement s’approcher ?

« Celui dont personne à l’arrière ne connaît la vie véritable, pas même les journalistes qui l’exaltent, pas même les députés qui voyagent dans les quartiers généraux. […] Le poilu, c’est encore le seul espoir de la France, le seul qui garde ou prend les tranchées, malgré l’artillerie, malgré la faim, malgré le souci, malgré l’asphyxie… »

Metteur en scèneComédienRéalisateur vidéo
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Océane Pivoteau

Après avoir suivi différents ateliers, Océane se forme au Cours Florent ainsi qu’en tant que stagiaire au Conservatoire d’Orléans. Elle est également diplômée d’une licence d’Études théâtrales de La Sorbonne paris III et fait partie de différentes compagnies, pour lesquelles elle écrit, joue et met en scène. On a pu la voir dans des rôles classiques comme Albine dans Britannicus de J. Racine, mis en scène par Nicolas Grosrichard, et des pièces contemporaines telles que Les Etoiles d’Arcadie d’Olivier Py, mise en scène par Xavier Bonadonna au Théâtre du Soleil. Elle a également participé à de nombreuses créations et des spectacles jeune public, dont Grignotin et Mentalo présentent… d’après Delphine Bournay, présenté au Théâtre la Faïencerie, à Creil. Actuellement, elle joue dans La Boutique de l’Orfèvre de Karol Wojtyla, qu’elle a mis en scène avec Marie Lussignol et dans Tous Contes Fées, une pièce jeune public.

Lionel Pascal

C’est après avoir suivi une formation théâtrale auprès de Philippe Rondest et Raymond Acquaviva aux Ateliers du Sudden que Lionel Pascal fait ses premiers pas au théâtre. Il a travaillé entre autres sous la direction de Marie Montegani, Xavier Lemaire, Isabelle Starkier, Ophélia Teillaut et Marc Zammit, Anthony Magnier, et Raymond Acquaviva, lui confiant les grands rôles du répertoire classique tels que le Cid, Hippolyte, Clitandre dans Les Femmes Savantes, Edgar dans le Roi Lear, Fernand De Bois-D ‘Enghien dans Un Fil A la Patte, ou Dorante dans Le Jeu De L’Amour Et Du Hasard. Parallèlement, on a pu le voir  dans des créations plus contemporaines telles que : Ashes To Ashes d’A. Pinter mis en scène par Paul Grenier, et dans Une Maison En Normandie de et mis en scène par J. Dragutin, Une Journée Particulière de et dirigé par Thierry Escaich, Inextinguible de Mona El Yafi, Les Petites Histoires de la Folie Ordinaire de Pètr Zelenka mis en scène par Jessica Rivière ou encore dans Malkah d’E. Libault et de T. Malet mis en scène par Bénédicte Bailby au Palais des Congrès et à l’Olympia.

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Mathieu Delacourt

Après avoir obtenu une licence de Cinéma, Mathieu participe à de nombreux tournages, en tant que régisseur, scénariste et réalisateur, dans le but de se défaire d’une formation très théorique. Il travaille également sur les teasers et books photos de différents spectacles, compagnies et artistes. En 2011, il réalise un documentaire sur la vie étudiante, puis à partir de 2012, plusieurs court-métrages dont entre autres Un Loup dans ma maison, Les Autres, et dernièrement PAUSE. Il a également participé à plusieurs pièces de théâtre qui utilisent la vidéo dans leurs scénographies, en tant que réalisateur, comme La Boutique de L’Orfèvre mise en scène par Marie Lussignol et Océane Pivoteau. Actuellement, il prépare un nouveau documentaire et joue dans une pièce jeune public, Tous Contes Fées.

La presse en parle…

PARIS MATCH
« […]Grâce au comédien, la voix de ces poilus délaissés retentit dans la salle de la Manufacture des Abbesses. Seul porteur des paroles d’une France militaire endolorie pendant la Grande Guerre, il joue les écrits de ces vétérans qui étaient partis à la guerre tout sourire, avant de revenir la queue entre les jambes. D’une élocution poignante et d’un regard malicieux, le jeune acteur nous saisit et nous entraîne dans une farandole d’émotions, entre le rire et les pleurs, la joie et la mauvaise humeur. Sur scène, son seul compagnon de jeu n’est qu’un simple drap blanc suspendu. Un système candide dont la seule utilité est d’accueillir les pensées illustrées de ces pauvres guerriers : voilà tout l’art de rendre vivant quelque chose qui est déjà mort et enterré depuis bien longtemps. Mobilisez-vous, et préparez-vous à affronter le froid, la faim, la boue, pour vivre quatre ans d’horreur en seulement une heure… Un plaisir troublant. »
LE BERRY REPUBLICAIN
« Le poilu a chamboulé les cœurs. L’émotion était au menu de cette soirée où l’acteur a fait voyager son public dans l’enfer des tranchées mais pas seulement. Parfois sombre, parfois gai, il a fait revivre ce jour du 20 août 1914. […] Une superbe soirée dans un cadre somptueux. »
« Tout au long du spectacle, on assiste à la métamorphose des pensées. L’optimisme du départ laisse place à l’incrédulité et au désespoir. »
« À partir de lettres de poilus, Océane Pivoteau a su restituer l’ambiance qui régnait dans les tranchées et à l’arrière du front. En mêlant théâtre et vidéo, elle a su créer, avec Mathieu Delacourt, un spectacle vivant qui a captivé l’assistance. […] Seul sur scène le poilu a tenu en haleine le public tout au long de la soirée. […] Ce spectacle est un magnifique hommage à ceux qui ne sont pas revenus, dans les deux camps, et aussi à ceux qui ont survécu, parfois touchés dans leur chair mais tous marqués dans leurs âmes. »
LA NOUVELLE REPUBLIQUE.FR
« L ‘acteur interprète avec justesse ces poilus sacrifiés mais lucides, qui cherchaient à oublier l’atrocité de leur quotidien dans le pinard. […] Ces trois jeunes artistes ont rendu hommage aux morts et aux blessés de cette boucherie sans distinction de camp. »
L’AGENDA DES SORTIES EN BERRY – WWW. LE-DENICHEUR.NET

« Une pièce unique à ne pas rater ! »

LA (C)RITIQUERIE
«L’homme de boue », c’est la découverte d’un comédien passionnant. De ceux qui, sans réelle explication, captent l’attention dès qu’ils apparaissent sur scène. Il vit chacune de ses répliques avec une intensité folle. […] Sur scène, on ne voit plus le comédien mais le poilu. […] On est avec lui, on ressent ses désillusions, ses frayeurs, ses doutes, ses moments de folie et d’absence. La boue des tranchées nous éclabousse le visage et l’odeur du pinard, ce doux breuvage qui apparaît comme le seul échappatoire possible, nous effleure presque les narines. « L’homme de boue », c’est également une mise en scène superbe signée Océane Pivoteau. Rideau géant sur lequel sont diffusées des images du front et de l’esprit des poilus, lampe à pétrole, bocal rempli de boue, bouteilles de vin, couverture…
La scène fourmille d’objets avec lesquels le comédien interagit. Leur présence est totalement légitime. Ils accompagnent le poilu dans chaque étape de son combat intérieur avec ces démons terrifiants que sont la faim, la peur, la maladie et la colère. La plongée dans cet univers lugubre et révoltant, où des hommes sont jetés en pâture par des puissants ventripotents qui se font du fric sur leurs entrailles, n’en devient que plus déstabilisante. Comédien habité par son personnage et mise en scène sublime, la réunion des deux donne naissance à une pièce sublime dont on se souviendra longtemps. »
FRANCE NET INFOS – Actu en ligne
« Remarquable interprétation et réelle performance de JB Germain. Les textes, bien qu’issus intégralement de courriers de poilus, sont beaux et riches. La mise en scène est intelligente. Agréable moment pour un hommage poignant aux hommes des tranchées. »

Les spectateurs aussi !

Sur internet :
« Textes magnifiques dans un français que l’on imaginait pas aussi soutenu venant de lettre de soldats. De l’humour, du désarroi, de la tristesse, de la tendresse, cocktail d’humanité parfait pour se souvenir d’une guerre qu’une autre aurait presque fait oublier. Un monologue interprété brillamment par l’acteur seul en scène qui tend à interagir avec le public autant qu’il interagit avec un arrangement vidéomusical pertinent. Une rencontre intéressante entre le passé/l’histoire et la modernité. »
« La pièce nous a emmenées du début à la fin dans un quotidien que les poilus ont vécus et que je n’imaginais même pas. Leur ressenti a été admirablement bien interprété. Bravo au comédien !! Je recommande cette pièce éventuellement pour les collégiens pour illustrer le cours d’histoire du programme. Bravo aussi à la mise en scène très haletante qui nous apprend beaucoup de choses pour cette période. Beau travail à toute l’équipe. Merci encore pour ce moment d’histoire. A voir !!!! »
« Une pièce fascinante quand l’on se souvient que le texte de la pièce est composé exclusivement de lettres de poilus. La guerre de 14/18 sous un angle nouveau, celui d’un quotidien hors du temps où tout est exacerbé. Une pièce interprétée avec justesse et à la mise en scène vivante. »
Et sur notre livre d'or qui suit toutes nos dates :
« Merci infiniment : le talent, comme l’eau, est rare. Buvez du Pinard ! »
Nos deux plus jeunes spectateurs !
« J’ai beaucoup aimé la pièce et l’acteur ! Venez tous à Paris ! »