Adaptation théâtrale d’après le livrepilecki paru aux éditions Champ Vallon
Traduit du polonais par Urszula Hizy et
Patrick Godfard

Le 19 septembre 1940, à Varsovie : un homme se fait volontairement arrêter par les Allemands. Son nom : Witold Pilecki (prononciation Piletski) . Sa mission : être déporté dans le camp d’Auschwitz pour y constituer un réseau de résistance.

Le Rapport Pilecki, écrit lors de l’été 1945, forme les mémoires de cet homme qui fut l’un des plus grands résistants de la Seconde Guerre Mondiale.

Ce récit précis, clair et émouvant est une des sources les plus importantes de l’histoire d’Auschwitz.

 Witold Pilecki était un propriétaire terrien dont la famille s’était illustrée dès le XIXème siècle dans le combat pour une Pologne libre et indépendante. En septembre 1939, l’armée allemande puis l’Armée Rouge envahirent la Pologne. L’unité dont faisait partie Pilecki fut mise en déroute ainsi que l’ensemble de l’armée polonaise.

Dès novembre 1939, Witold Pilecki a cofondé un réseau de résistance : l’Armée Secrète Polonaise (sigle TAP en polonais).
Et c’est volontairement qu’il s’est fait rafler en septembre 1940 pour être déporté dans le camp récemment ouvert d’Auschwitz, camp situé dans le sud de la Pologne, dans une région alors annexée par l’Allemagne.

Dans l’enfer concentrationnaire d’Auschwitz, Pilecki a réussi à mettre en place un réseau d’information, d’entraide et de lutte qui a rassemblé près d’un millier de membres. Les actions ont été spectaculaires : radio clandestine, élevage de poux porteurs du typhus pour tuer des SS,…

Fin 1942, Pilecki affirmait que ses hommes pouvaient prendre le contrôle du camp de concentration pour un temps court. Il appelait à une attaque extérieure conjointe.

Témoin tragique de l’histoire, Pilecki, l’un des premiers hommes à avoir informé les Alliés des conditions effroyables d’Auschwitz, dépité de ne voir aucune action extérieure menée, s’est évadé au printemps 1943 pour plaider sa cause.

L’important dans le témoignage de Pilecki ne réside pas dans le « sensationnalisme », mais dans le fait qu’il éclaire d’un jour nouveau ces pages les plus sombres de l’humanité en offrant un tableau tout en contrastes où le courage, l’abnégation, le sacrifice, un héroïsme hors normes ont su s’opposer à la barbarie.

A l’image de Primo Levi, Pilecki s’est interrogé sur notre civilisation qui a rendu possible l’impensable. L’horreur sans nom est ici décrite car le monde doit savoir. Mais le message est celui d’un homme qui, avec d’autres, n’a pas abdiqué sa condition d’homme. Editions Champ Vallon/ Urszula Hyzy – Patrick Godfard

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